Pourquoi renommer les marchés de Noël ? Une pratique qui suscite de plus en plus de critiques
Depuis quelques années et plus encore cette année, de nombreuses communes ont décidé d’abandonner l’appellation traditionnelle Marché de Noël au profit de noms jugés plus « modernes » ou « inclusifs » : Fête du Père Noël, Village enchanté, Marché des Lutins, Hiver en fête, etc.
Si ce glissement peut sembler anodin, il commence à agacer une partie du public… et ce n’est pas sans raison.
La première critique porte sur l’impression d’un “relooking” artificiel.
Beaucoup d’habitants ont le sentiment que ces nouveaux noms relèvent davantage d’un effet de mode que d’un véritable besoin. Pour eux, rebaptiser une tradition solidement installée donne l’impression de “réinventer” quelque chose qui fonctionne parfaitement, uniquement pour des raisons d’image.
La seconde critique, plus sensible, concerne l’aspect politique de ces changements.
Même si les élus ne le formulent pas toujours clairement, plusieurs observateurs y voient une volonté de gommer le mot “Noël” pour éviter toute référence culturelle ou religieuse trop marquée. Le problème, selon les critiques, est que cette prudence finit par ressembler à une forme d’autocensure : on modifie des traditions largement partagées, non pas parce qu’elles posent réellement un problème, mais par crainte de déplaire.
Résultat : un sentiment de déconnexion entre les communes et leurs habitants.
De nombreuses personnes ont l’impression que ces décisions sont prises “d’en haut”, sans consultation, et qu’elles répondent davantage à des considérations idéologiques ou communicationnelles qu’à un souhait populaire. À force de vouloir lisser les traditions, certains estiment qu’on finit par en vider le sens.
Enfin, ces renamings créent parfois plus de confusion qu’autre chose.
Le public continue d’appeler cela un marché de Noël, les exposants aussi, et même les affiches municipales semblent parfois hésiter. Pour beaucoup, le changement de nom apparaît donc comme une complication inutile plutôt qu’une évolution positive.
En somme, derrière ces appellations fantaisistes, la critique principale revient souvent à la même idée :
à vouloir trop moderniser, on risque de perdre ce qui fait la force des traditions.
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